Fête des chicottes: La Tradition de l'Honneur des "Lokpa"

Culture
Les "Lokpayima" (une ethnie de Djougou et de ses environs), ont célébré la 11e édition de la fête de la flagellation dénommée « Kamouhou ». C'était à la place de l’indépendance de Djougou.
Sous le regard admiratif des autorités politico-administratives et traditionnelles de la ville de Djougou et de plusieurs curieux et au rythme des tams-tams et flûtes, plusieurs groupes de jeunes "lokpa" âgés pour la plupart de 10 à 15 ans, voire 20 ans, venus de Djougou et de sa banlieue et  accompagnés chacun d’une jeune fille, qui pourrait devenir sa future conjointe, ont rivalisé de courage et d’ardeur en se donnant des coups de chicottes.
Cette fête annuelle de moisson, selon le président du comité d’organisation Maxime Aouali, symbolise l’amitié, la réconciliation, la paix et la justice, tout en metant en exergue l’épreuve de courage, d’endurance, d’habileté, de bravoure et de recherche d’honneur des jeunes. 
Cette activité culturelle annuelle, dira le premier adjoint au maire de Djougou Amadou Idrissou, permet aux "lokpa" d’affirmer leur identité et de se distinguer des autres communautés.
Le préfet de la Donga Eliassou Biao Aïnin Soulémane, a salué l’initiative qui, à l’en croire, permettra à l’ethnie d’étaler sa tradition à la face du monde et de préparer les festivaliers à affronter les péripéties de la vie. Il a invité les autres groupes socioculturels de son département à emboiter les pas aux "lokpa" afin que la Donga devienne la vitrine, ou mieux le carrefour de la culture. 
Le président national de la communauté "lokpa" du Bénin et de sa diaspora le professeur Soumanou Toléba,  s’est félicité de l’engouement et de la réussite de cet événement. Nous devrons tout faire pour sauvegarder et promouvoir notre culture, a-t-il laissé entendre, sans oublier d’exhorter tous les acteurs à l’esprit de fair-play afin que triomphe véritablement le Kamoukou. 
 
Moudachirou Boukari