Célébration de la Gaani : Pétoni Koda 6 fier de l’unité des fils et filles de Djougou

Culture

Le réveil par les tambours sacrés, le parcours rituel de Sa Majesté Pétoni Koda 6 roi de Djougou, course hippique et danse des chevaux, salutations des lignés princières et animations culturelles de tout genre,  la Gaani ou le serment d’alliance, au roi a été célébrée avec faste dans la commune de Djougou, en présence de plusieurs personnalités politico-administratives et traditionnelles  et d’une population sortie massivement.

Les festivités de l’édition 2016 de la fête de la Gaani dans la cité des Kpétoni, Atacora et Gnora ont démarré très tôt ce samedi 17 décembre 2016 par le bourdonnement des tambours sacrés depuis le  Palais royal de kilir

Juché sur un étalon revêtu des apparats de grande sortie, le roi Pétoni Koda 6 a effectué aux environs de 10 heures son traditionnel parcours rituel. Un parcours qui a duré 120 minutes et qui a permis au monarque, accompagné des dignitaires de sa Cour, de visiter  les 18 sites constituant les piliers essentiels et qui aident à sauvegarder le climat de paix qui règne dans le royaume. Il s’agit entres autres de « djindjiré-béri »  quartier général des maitres coraniques, de  « yaramin », où a eu lieu un tête-à-tête avec le « Bakparakpéi », son ministre des affaires étrangères et de l’intérieur ou encore de  « Lémam- mandé ». A ce niveau, le monarque s’est entretenu avec l’imam de la mosquée centrale sur l’état de son royaume et de ses sujets.

Au terme de ce périple, le roi est retourné dans son palais avant de fouler la place de la Gaani pour la partie festive et populaire.

Discours, magnifique course et danse des chevaux,  détonation des fusils artisanaux par les chasseurs traditionnels, allégeance en groupes  organisés des lignées princières au roi, danse tèkè, zolari et autres animations culturelles ont retenues l’attention de cette foule qui s’est déplacée.

Pour le président du comité d’organisation Karim Boukari Ténaka, la Gaani est une fête qui permet de rassembler les fils et filles de la commune de Djougou, de renforcer l’unité, les liens de fraternités et de parentés entre les peuples d’Afrique. Tout en soulignant le manque de moyen qui a caractérisé l’organisation de cette édition, Boukari Ténaka a rappelé que la commune de Djougou a besoin de fils et filles  pour son réel décollage.

« Un peuple sans culture est un monde sans âme » dira le maire de la commune de Djougou, Alassane Téwani Zoumarou, pour ainsi souligner la fierté des populations de ses administrés de  célébrer chaque année cette fête culturelle et cultuelle. L’autorité communale n’a pas manqué de dire toute sa reconnaissance au chef de l’Etat pour son attachement à la culture et celle de Djougou en particulier, au comité d’organisation et toutes les personnes qui se sont impliquées pour réussite de l’événement.

La présence des députés tous issus du département de la Donga, Walis Zoumarou, Nouhoum Bida et Amadou Issifou, les anciens ministre Alassane Soumanou Djimba, Safiou Idrissou Affo, le professeur Soumanou Séibou Toléba, le directeur de l’office nationale du bois Daouda Takpara et l’ancien député Assane Séibou, a rehaussé, cette célébration qui montre que la Commune de Djougou est restée unie malgré les divergences politiques.

L’édition 2016 de la fête de la Gaani à Djougou a pris fin le lendemain, dimanche par une compétition de la course des chevaux à l’aérodrome et la grande finale du tournoi de la Gaani au stade Atchoucouma entre Dynamique de Léman Farani et Etoile de Gorobani.

 

Moudachirou Boukari