Les douaniers suspendent leur grève pour cinq jours.

Société

Quatre heures, c’est donc le temps qu’aura duré la grève des travailleurs des douanes béninoises. A peine ont-ils amorcé la cessation de travail dont ils ont longtemps menacé que le Président Boni Yayi les a appelés et reçus en urgence au Palais de la République. Après deux heures de discussion, les grévistes se sont retournés pour restituer la teneur des échanges à leurs militants. Ceux-ci ont entériné le principe d’une suspension du mouvement.

Le Sydob dit prendre acte de la promesse du président de la République de s’impliquer personnellement afin qu’une suite favorable soit donnée à ses revendications au plus tard le lundi 1er février.

Toutefois, poursuit le communiqué, "à l’issue de ce moratoire, les travailleurs de l’administration des douanes se réservent le droit de reprendre les mouvements de grève suivie d’une série d’actions à intensité progressive si aucune avancée significative n’est constatée".

Les douaniers béninois sont entrés en grève pour protester contre le recrutement de 502 nouveaux agents pour leur corps. En dehors des accusations de fraudes qui entourent le concours du recrutement, ils estiment que l’effectif des nouvelles recrues dépassent largement les limites fixées par la loi.

A signaler que la courte longévité de la grève des douaniers tranche sensiblement avec celle des autres corps comme celui des enseignants ou des agents de santé dont les arrêts de travail peuvent durer des mois avant qu’un interlocuteur daigne les écouter. Une grève de la douane aurait en effet des conséquences dévastatrices, le corps étant le principal pourvoyeur de recettes à un pays dont l’économie est essentiellement fiscale.