Police Nationale : Des mis aux arrêts en cascade

Société

Un commissaire révoqué et cinq autres mis aux arrêts de rigueur sont  les dernières sanctions administratives infligées à des hauts gradés de la Police par la hiérarchie policière. Parmi les griefs portés à l’encontre des commissaires mis en cause, l’absence au poste et le non port de tenue réglementaire de travail. 

Sale temps pour les filcs ces temps-ci. Le Commissariat central d’Abomey-Calavi dans le département de l’Atlantique et quatre Commissariats d’arrondissement dans le département de l’Ouémé sont sans patron depuis quelques jours. En effet, les commissaires de police en service dans ces différents commissariats sont sous le coup d’une sanction administrative. Selon les indiscrétions, ces différents gradés de la Police Nationale  ont écopé de vingt (25) jours d’arrêts de rigueur. Cette liste de sanction s’ajoute à celle écopée par Kouérou Ayouba, Commissaire central de Bassila. Ce dernier a été déchargé de ses fonctions le lundi 14 août 2017 dernier par une note de service portant la signature du Directeur Départemental de la Police Nationale Donga, Claude Bossou.  Mais contre toute attente, les personnes désignées pour assurer l’intérim dans ces commissariats, qui sont sous le coup d’une sanction disciplinaire refusent de prendre service. Selon nos sources, les commissaires intérimaires désignés refusent de prendre service d’abord par crainte des commissaires mis sous arrêts et par crainte également de la hiérarchie policière compte tenue du vent de sanction  qui souffle avec ardeur depuis quelques mois dans la corporation. Il est à noter que les lesdits commissariats sont pour l’heure sans responsables intérimaire.

A l’image du commissariat de Bassila, ceux de Ouando, Houinmè, Dodji et Sèmè-Kpodjiet d’Abomey-Calavi pourraient connaître le même sort, c’est-à-dire sans responsable hiérarchique.

 

Serge LANTEFO