Face aux conséquences de l’insuffisance rénale : Fas-Artium et le CBF en soutien !

Société

Maladie silencieuse, l’insuffisance rénale reste inconnue au sein de la population béninoise. Faute d’informations sur ses causes et conséquences, beaucoup contractent cette pathologie dont le traitement est onéreux. Pour aider à prévenir le mal, l’association Fas-Artium, membre du Conseil des Béninois de France, a initié une journée d’information, d’éducation et de communication au Collège d’Enseignement  Ste Rita de Cotonou.

L’insuffisance rénale est une maladie très dangereuse. Grâce à Fas-Artium, le Conseil des Béninois de France et l’Association des dialysés, Unidal, élèves, parents et enseignants du Collège d’enseignement  Ste Rita de Cotonou, en savent désormais un peu plus sur ses causes et conséquences. Une communication leur a été présentée à cet effet par le néphrologue Carine Agboton. Selon elle, l’insuffisance rénale est une pathologie qui attaque les reins. Elle est causée par un lot de maladies dont l’hypertension artérielle, le paludisme, les infections mal traitées, le diabète. Elle a un caractère silencieux, car c’est lorsqu’elle est à un stade avancé qu’on observe ses signes. Il s’agit par exemple des œdèmes, des vomissements. Deux types existent : l’insuffisance aiguë et l’insuffisance chronique. Lorsque l’insuffisance rénale est à un stade terminal, a-t-elle indiqué : « … il faut passer le patient à la dialyse qui est un traitement assez coûteux et assez contraignant, puisqu’il faut être à l’hôpital deux fois par semaines pour des séances qui durent cinq heures d’horloge. La dialyse, en effet, est une technique d’épuration extrarénale, une technique qui permet de nettoyer le sang à l’aide d’un rein artificiel et d’une machine. Une véritable contrariété, d’où la nécessité de la prévention ».  Au cours de cette séance, la spécialiste des maladies rénales a exhorté l’assistance à éviter « de manger trop gras, trop sucré, trop salé et d’avoir une activité physique régulière ». De même, elle a exhorté à une lutte permanente contre l’obésité, la sédentarité, l’alcoolisme, le tabagisme qui détruit les vaisseaux. Autre précaution à prendre est d’éviter le mélange de médicament, en l’occurrence les tisanes), et les médicaments mal conservés (Cas des médicaments de la rue). Pour finir, Docteur Carine Agboton a suggéré qu’il soit entré dans les habitudes des bilans annuels de santé.

Quant à son collègue néphrologue, le Professeur Ubald Assogba Gbindoun, président de la Commission santé du Conseil des Béninois de France, pour lui  « … il est important d’informer la population sur les causes de cette maladie. Et la cible des élèves se justifie par le fait que la jeunesse constitue l’avenir de la Nation » et il poursuit : « Il faut féliciter l’Etat béninois qui reste le seul pays dans la sous-région à subventionner le traitement. C’est un acte fort et courageux sinon le traitement vous prend au bas mot 10 millions de francs CFA en une année ! La population doit être informée et se prendre en charge ». A la fin de cette séance d’information, il a été procédé à la remise d’une d’un lot de médicaments d’un coût global de deux millions de francs Cfa à l’Association des dialysés d’Unidal. Rappelons aussi que depuis 2011, le nombre des dialysés croit. Ils sont environ 300 qui suivent un traitement. Etant une maladie silencieuse, elle est peut-être à la base de nombre de décès. Une séance d’information, d’Education et de Communication qui devrait s’étendre sur le territoire national.

 

JSB