Changement climatique : Six pays africains prennent le leadership

Société

L’Afrique du Sud, le Botswana, l’Erythrée, le Ghana, les îles Maurice et la Somalie sont les 6 pays d’Afrique qui se sont acquittés entièrement de leurs contributions annuelles à la date du 1 er janvier 2018 au profit de l’instance suprême des Nations Unies en charge de la gestion des changements climatiques. Une promptitude qui conforte tout le continent africain comme celui qui aspire le plus à mieux maîtriser les changements climatiques.

Patricia Espinosa, la Secrétaire Exécutive de la Convention des Nations Unies Contre les Changements Climatiques (UNFCCC), a remercié ce jeudi 25 janvier 2018, le groupe des 31 pays ayant versé à temps la totalité de leurs contributions annuelles dans le cadre de la lutte contre le changement climatique à travers le monde. Parmi ces 31 nations figurent 6 pays africains, qui en agissant ainsi, prennent un leadership dans la lutte contre les changements climatiques. Ces contributions aident le secrétariat des Nations-Unies pour la lutte contre le changement climatique à œuvrer pour l’implémentation de l’accord de Paris, et impliquer davantage les différentes parties prenantes, les régions, les villes, les investisseurs dans cette lutte.

 “Je voudrais exprimer ma profonde gratitude aux Etats qui ont versé leurs contributions à temps. Les impacts du changement climatique s’accélèrent partout dans le monde, et il est essentiel que la réponse de la communauté internationale aussi s’accélère à la même échelle afin que les pays bâtissent une économie verte et résiliente face aux effets inévitables du changement climatique », a déclaré Patricia Espinosa, tout en insistant sur : « L’accord de Paris est entré en vigueur en un temps record. Si tous les pays pouvaient verser leurs contributions à temps, nous pourrions élever le niveau des actions et nous assurer que chaque pays fait pleinement usage de toutes les synergies de coopérations régionale, nationale et internationale. »

Pour les îles Fidji ayant assuré la présidence de la COP 23, 2018 est une année cruciale pour l’implémentation de l’accord de Paris. Les îles Fidji doivent en effet rendre effectif le dialogue de Talanoa qui devrait amener les Etats à mieux contribuer à la mitigation des dommages créés à l’environnement en exprimant clairement dans les Contributions Déterminées au niveau National(CDN) leurs engagements.

Il est à noter que les contributions financières des parties sont dues dès le 1er janvier de chaque année calendaire conformément aux procédures financières adoptées à la COP.

Inès KUASSI