Café Médias Plus : La presse béninoise s’essouffle

Société

07 mars 2014- 07 mars 2021. Sept ans que Café media Plus a vu le jour. A travers son 300ème numéro de ce vendredi 12 mars 2021 qui marque l’heureux évènement, Café Média plus a décidé de focaliser le débat sur le monde des médias et surtout sur le stationnement de son sous-développement.

« La presse en général et particulièrement la presse du secteur privée a de véritables problèmes ». C’est avec ces mots que Michel Ahonon, Directeur de publication du quotidien Le Palmarès a lancé le débat sur les critiques vues par les journalistes dans le secteur des médias et surtout de la presse et qui a fait l’un des objets de ce 300ème numéro de Café Média plus. Il poursuit en affirmant que « nous avons besoin de réformes institutionnelles pour faire changer les choses ». Pour lui, après les années 1990-1991, le mode de financement où il existait encore le mécénat et beaucoup plus d’opportunité n’existe plus aujourd’hui. « Si aujourd’hui nous ne faisons pas les réformes institutionnelles qu’il faut pour que le mode de financement soit clair, je ne peux m’assurer de ce qu’on ait une information équitable et juste. Et quand je parle de réformes institutionnelles, c’est qu’il faut reformer la presse entièrement », a-t-il laissé entendre, faisant référence à son mode de financement, et au fait de se « coller aux dispositions la loi de 2015 portant code de l’information et de la communication ».

Les pouvoirs publics pointés du doigt

La loi portant code de l’information dont parle le Directeur de Publication, Michel Ahonon, a  beaucoup aidé par le passé mais aujourd’hui ne semble pas préoccuper les pouvoirs publics.  Une chose que déplore l’invité qui pense que les pouvoirs publics « préfèrent faire recours à d’autres lois postérieurs à 2015, alors que nous autres professionnelle des médias, c’est la loi de 2015 qui prend en compte la plupart des reformes que nous avons arrêtées aux états généraux de 2002, lesquels ont été réaffirmé aux états généraux de 2014». En d’autres termes, le mépris vient de la loi de 2018 portant code du numérique en République du Bénin. « A la lecture du code du numérique, vous n’avez pas l’impression qu’on a vraiment tenu compte de ce qui était conservé comme acquis pour les acteurs des médias depuis 2015 », a-t-il déclaré avant d’ajouter « nous avons encore  des lois disparates qui régulent diversement l’activité des médias aujourd’hui ».

 Pour y pallier, maintes perspectives ont été proposées. « Je voudrais interpeler les pouvoirs publics, que s’ils ont en face d’eux un acteur des médias, un journaliste professionnel des médias, que la priorité est de faire recours à la loi de 2015 », a proposé Michel Ahonon. Il va encore plus loin. « Nous autres acteurs des médias, avons intérêt à nous battre du côté de ce qui nous arrange ». Gérard Guèdègbé, expert stratégie média suggère que « l’information devrait être inscrit dans la constitution comme un service public ». Pour finir, il estime qu’ « il faut un financement  public ».

Yan Atayi