Patrice Talon sur RFI et France 24 : Pas de troisième mandat en 2026

Politique

Le Président de la République du Bénin a été reçu en exclusivité ce vendredi 30 avril 2021 sur France 24 et Rfi. Plusieurs questions ont été abordées notamment sur le déroulement du scrutin présidentiel du 11 avril qui a consacré sa réélection. En promesse d’une bonne démocratie, Patrice Talon s’est engagé à respecter l’article 42 de la  Constitution.

« Nul ne peut exercer plus de deux mandats toute sa vie », stipule un alinéa de l’article 42 de la Constitution actuelle. Patrice Talon a annoncé sur France 24 et Rfi, qu’il ne va pas désobéir à cette exigence de loi initiée par lui-même en 2019. « Le Bénin fait la différence depuis un bon moment. Cette phrase, personne ne l’a jamais mise dans une constitution. Reconnaissons l’importance d’une telle phrase qui règle le problème des constitutions nouvelles : compteur à zéro, 3ème, 4ème, 5ème mandat », a-t-il dit en réponse aux questions des journalistes Marc Perelman de France 24 et Christophe Boibouvier de RFI, qui l’interrogeaient sur sa bonne foi de ne pas modifier la Constitution pour un autre mandat. Le Chef de l’Etat semble être convaincu de la limitation de ses deux quinquennats.Patrice Talon a par ailleurs réaffirmé son engagement à ne point démordre avec l’impunité. Il tient pour exemple les cas  Réckyath Madougou et Joël Aïvo, deux candidats recalés avant d’être emprisonnés pour faits de terrorisme. A la question de savoir si le chef de l’Etat n’a pas usé de son pouvoir pour s’arroger le K.O présidentiel, il répond par la négative. « Joël Aïvo et Réckyath Madougou, ne sont dans aucun parti politique. Ils ont déclaré publiquement que les élections n’auront pas lieu et qu’ils empêcheraient par tous les moyens la tenue de la présidentielle s’ils n’y participent pas », a-t-il rappelé. Pour lui, ces deux personnalités répondent de leurs actes de complot pour mettre à feu le pays afin de voir plier le régime.

« L’impunité, je n’envisage point de gracier ou d’amnistier à nouveau, parce que cela devient récurrent », a insisté Patrice Talon sur la faveur éventuelle de gracier certaines figures de l’opposition.

 A la tête du Bénin depuis 2016 et réélu à 86,36%  aux sorties de la présidentielle du 11 avril, le chantre de la rupture et du nouveau départ prête serment le 23 mai prochain pour prendre fonction de son dernier mandat de cinq ans.

Bertin DOKO