Présidentielle de 2026 : Patrice Talon décline l’offre du 3ème mandat

Politique

Le deuxième sommet des jeunes de la Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest a été ouvert depuis le jeudi 08 juillet 2021 à Cotonou. Au cours de la troisième journée, samedi 10 juillet, l’assistance a eu la présence du Président de la République. Occasion pour Patrice Talon de réaffirmer son engagement à respecter l’alternance démocratique en 2026 en passant le témoin à son potentiel successeur.

Pas de troisième mandat pour Patrice Talon. Le Président de la République du Bénin reste toujours ferme sur sa décision face à la drogue du pouvoir. “Je voudrais vous dire combien je suis honoré de défendre sur ma terre, cet idéal que les présidents ne sont pas des dieux et peuvent permettre à d’autres personnes de faire également leurs preuves”, a déclaré le chef de l’Etat à l’occasion du 2ème Sommet Citoyen pour une CEDEAO des peuples. Le Président béninois compte se démarquer des présidents africains qui ont un faible pour le pouvoir et mettent tout en œuvre pour y rester.  “Devant vous, je voudrais m’engager et vous prendre à témoin pour passer ce relai dans le troisième dimanche du mois de Mai 2026 à celui que aura reçu la confiance du peuple”, a rapporté un journaliste présent au sommet. Un sommet au cours duquel les jeunes échangent sur le thème : “La démocratie et la bonne gouvernance de la CEDEAO : Ou en est-on’’

Le 30 avril dernier, après sa réélection du 11 avril 2021, Patrice Talon était reçu sur France 24 et Rfi. Il avait fait sa première annonce du refus du troisième mandat devant caméras et micro de ces deux médias Français. Patrice Talon s’est engagé à respecter l’article 42 de la  constitution qui stipule que «  Nul ne peut exercer plus de deux mandats toute sa vie ».

Même si ces déclarations répétées montrent la volonté de Patrice Talon à quitter le pouvoir conformément à la Constitution béninoise, l’opinion publique et les observateurs politiques restent toujours sceptiques jusqu’à preuve de contraire en 2026. Pour ces derniers, les actes valent mieux que la parole.

Bertin DOKO