Procès Joël Aïvo : Les co-accusés renvoyés au 5 août prochain

Politique

Joël Frédéric Aïvo et ses co-accusés Dotou Alain Gnonlonfoun, son comptable, Moudjaïdou Ibrahim Bachabi, un militaire et Issiakou Bio Sarè, un responsable d'entreprise ont comparu devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme ce jeudi 15 juillet dans l'affaire ‘’blanchiment de capitaux et atteinte à la sureté de l'Etat ". Après une journée d’interrogations, la Cour a jugé bon de renvoyer les protagonistes, le ministère public et la défense, au 5 août prochain.

La Cour renvoie le procès du Professeur et Constitutionnaliste, Joël Frédéric Aïvo au 5 août prochain afin de trouver un bout de temps pour statuer sur la compétence ou non de la Cour et sur la demande de mise en liberté provisoire formulée par la défense dont fait partie Me Robert Dossou, ancien Bâtonnier et ancien président de la Cour constitutionnelle. A la barre, tous les accusés dans cette affaire n’étaient pas présents. Ils sont deux à briller par leur absence, mais le Professeur et Constitutionnaliste, Joël Frédéric Aïvo et d'autres co-accusés étaient bien présents. Ceci n’a apparemment pas arrangé les choses puisque le Procureur spécial près la Criet, Mario Elomn Mètonou tient à la présence des co-accusés absents pour donner suite au procès…Invités à la barre après plusieurs suspensions de l'audience, le Professeur Joël Frédéric Aïvo et ses co-accusés ont tous plaidé non coupables des faits qui leur sont reprochés. Au cours des débats, le Procureur Spécial, Mario Mètonou, a même demandé au juge en charge du dossier de se déclarer "incompétent" et de renvoyer le dossier en instruction. Ceci n'a pas été du goût de l'un des Avocats de la défense qui s’est insurgé contre la demande d'incompétence du ministère public. Il a également battu en brèche les propos tenus par le Procureur spécial, sur les chefs d'accusation contre ses clients. Pour lui, le ministère public a violé certaines dispositions de l'article 402 du code de procédure pénale. Revenu à la charge, Mario Mètonou a laissé entendre que les deux co-accusés absents sont en cavale et qu'il faudra nécessairement les retrouver. La défense, maintenant sa ligne par la voix de Me Robert Dossou, a demandé la liberté provisoire de Joël Frédéric Aïvo et ses co-accusés, dénonçant aussi une violation de la procédure. En réponse à la requête de la défense, le Procureur Mètonou, a laissé entendre que la demande de liberté provisoire est «prématurée» et que les faits reprochés à Aïvo et ses coaccusés sont « assez graves » pour y accéder.

Raoul DONVIDE